



"La poésie est une plante libre ; elle croît là où on ne la sème pas" Gustave FLAUBERT
La création est pour lui un langage direct, le moyen de transmettre une émotion presque dans l’instant. Le premier jet qui parvient à se défaire de l’intention peut livrer son lot d’imprévu. Son travail (voir galerie) a donné lieu à de nombreuses expositions. Il a publié plusieurs ouvrages parus chez Voix d’encre. Aux éditions Alternatives, il a illustré dans la collection Grand Pollen, le texte de D.H. Lawrence, « L’Homme qui connut la mort » et avec Eric de Tugny « Insectes & Compagnie »
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« Pour moi, la peinture est un langage plus direct que la parole ou l’écriture, un moyen de transmettre une émotion presque dans l’instant ou elle est ressentie avant la démarche de traduction et d’analyse, donc d’interprétation. C’est un équilibre immédiat et précaire… Papiers, encres, pinceaux et plumes diverses doivent être à portée de main, une demi seconde de recherche ferait perdre le fil de la pensée qui court…
Le premier jet qui voudrait se défaire de l’intention apporte son lot d’imprévu. Le trait , la tache, la couleur, la matière avec leur complément, le vide, qui apparaissent sur la surface vierge me conduisent à tout remettre en question et à prendre la décision d’arrêter avant de superposer une seconde oeuvre à la première, savoir arrêter avant la première hésitation, avant d’enterrer ou de surcharger le spontané et l’inconscient, fuir le laborieux savoir faire de l’habileté et la virtuosité du trompe l’oeil.
Chercher comme en musique des rythmes, des couleurs, des contrastes, des silences et des fracas sans pour autant imiter ou copier les bruits de la nature.
Ce n’est pas la pomme qui fait Chardin ou Cézanne, ce sont eux, créant un univers à partir de leur pomme intérieure.
Je ne saurais mieux parler de l’attitude que je souhaite atteindre qu’en vous engageant à analyser des peintres comme Henri Michaux, Rothko, Wols, Tobey, de Stael, Hartung ou Picasso pour ne citer que des contemporains occidentaux, monde auquel je ne peux m’empêcher d’appartenir malgré de grands désirs de fuite vers l’orient, la préhistoire, le cosmos et l’au-delà de notre petite existence besogneuse. »
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