



"La poésie est une plante libre ; elle croît là où on ne la sème pas" Gustave FLAUBERT
Dans cet autre livre, Bernard STIEGLER décrypte plus particulièrement la désastreuse captation de l’attention à échelle industrielle par les industries de programmes, et notamment la télévision. Il démontre avec une grande justesse comment le désir a été déréglé par la télécratie, et l’impact considérable de ce dérèglement sur l’incivilité et la baisse du savoir vivre et du vouloir vivre ensemble.
Il oppose les industries de programme dont la télévision est le bas armé, et les institutions de programmes dont l’école est le meilleur exemple, pour mieux souligner la responsabilité des politiques sur le sort de ces dernières, qui doivent rester le terreau de l’individuation psychique et collective. La télécratie nous maintient dans le pulsionnel et nous rend incapables d’énergie sociale, mais la machine à produire le pire n’est pas une fatalité… Passionnant et terriblement moteur.
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